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28 Juillet, 1776.
_Epitre au Grelot._
De la folie aimable lot
Don plus brillant que la richesse,
Et que je nommerai sagesse
Si je ne craignois le fagot,
C'est toi que je chante o Grelot!
Hochet heureux de tous les ages
L'homme est a toi des le maillot,
Mais dans tes nombreux appanages
Jamais tu ne comptas le sot:
De tes sons mitiges le sage
En tapinois se rejouit
Tandis que l'insense jouit
Du plaisir de faire tapage.
Plus envie que dedaigne
Par cette espece atrabilaire
Qui pense qu'un air refrogne
La met au dessus du vulgaire,
La privation de tes bienfaits
Seule fait naitre sa satyre;
Charmante idole du Francois
Chez lui reside ton empire:
Tes detracteurs font les pedans,
Les avares et les amans
De cette gloire destructive
Qui peuple l'infernale rive,
Et remplit l'univers d'exces.
L'ambitieux dans son delire
N'eprouve que de noirs acces,
Le genre-humain seroit en paix,
Si les conquerans savoient rire.
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